Kowalczuk Barbara, Docteure, Littérature et arts visuels américains

Professeur certifié – Département GEA, IUT de Bordeaux – Université de Bordeaux 

Email : barbara.kowalczuk@u-bordeauxCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Domaines de recherche 

 

Littérature et arts visuels américains (XIXème-XXIème siècles).

  • Représentation, imaginaire et esthétique de la violence. Philosophie et éthique de la guerre. Perpetrator Studies. Études sur la guerre. Anthropologie du combat. Traumatisme psychique de guerre. Documentaires sur la guerre.
  • Écriture fictionnelle et non-fictionnelle des vétérans. 
  • Photojournalisme. 
  • Psychologie du lieu et philosophie de la géographie.
  • Anthropologie de l’image et du visuel.
  • Interartialité.

 

Thèse de doctorat

Tim O’Brien. L’écriture de la hantise.

Soutenue le 25 novembre 2016 sous la direction de Madame la Professeure Pascale Antolin. 

Jury : Marc Amfreville (Président), Pascale Antolin (directrice), Sylvie Bauer (rapporteur), Anne-Laure Tissut (rapporteur).

 

Hantologie de l’œuvre o’brienesque, ma thèse dépasse le postulat selon lequel Tim O’Brien est un écrivain de la guerre du Vietnam. S’il est indéniable que l’expérience personnelle du combat a influé sur la fiction et la non-fiction de l’auteur, les récits sont avant tout marqués par la hantise, au sens géographique, spatial et psychique du terme. La psychologie des lieux investis ou remémorés par l’auteur, les narrateurs et les protagonistes, est associée à des événements marquants dont on retrouve la trace dans le corps, la mémoire individuelle et collective, ainsi qu’au niveau formel. De fait, les êtres sont habités par la hantise timérique, le poids de la perte ou les séquelles de la traumatisation. O’Brien souligne l’appréhension, l’obsession, la mélancolie et les revenances traumatiques dans des thanatographies pénétrées de spectres et de fantômes, tout autant de manifestations de restances qui ne cessent de faire retour. La fréquentation des mêmes lieux, leur pouvoir hantologique, ainsi que la symbolisation du hantement psychique constituent une habitation thématique dont l’ascendance est perceptible d’un point de vue structurel et stylistique. Par conséquent, le texte o’brienesque se fait à son tour hantise : un lieu scriptural où l’auteur se spectralise, (re)visite d’autres écrivains et sa propre discursivité. L’ambiguïté née de l’autofictionnalisation et de l’énigmatisation, la configuration métafictionnelle ou métanarrative, enfin la tension narrative, ont pour effet de générer des textes intrigants et autoréflexifs. Au terme de l’analyse, il apparaît qu’O’Brien compose une spectropoétique ancrée dans un hantissage empreint d’une sensibilité baroque et d’une quintessence thanatologique qui assurent à l’auteur l’immortalité symbolique.

 

Communications

ARTE, VALE– EA 4085, Université Paris-Sorbonne, 23 juin 2017: « Les re-morts du perpétrateur: auto-traumatisation ou mal de l'irréversibilité?».

Colloque international « Writing of Violence, Violence of Writing?/Écriture de la violence, violence de l’écriture ? », VALE – EA 4085, Université Paris-Sorbonne, 9-11 avril 2015. « From Vietnam, VA, to Iraq, CA: The Spectrality of Violence in An-My Lê’s Small Wars and 29 Palms ».

Colloque international « Narrating Precarious Lives: Dehumanisation, Survival and (Re)Constructions of the Self », Université de Fribourg-en-Brisgau, 1-3 juin 2012. « Capturing the Texture of Devastation: Philip Jones Griffiths’ Vietnam Trilogy ».

The Louisville International Conference on Literature and Culture Since 1900, Université de Louisville, Kentucky, 23-25 février 2012. « “Who knows how it started?”: Baroque Melancholia in Tim O’Brien’s The Nuclear Age ».

Colloque international « After Shock (1) : The Shock Effect », CLIMAS – EA 4196, Université Bordeaux 3, 17-19 novembre 2011. « “Like déjà vu in reverse” » : Géologie de la pré-mémoire dans The Nuclear Age de Tim O’Brien ».

Colloque international « Beyond Trauma: Narratives of (Im)possibility in Contemporary Literatures in English », Université de Saragosse, 31 mars-2 avril 2011. « My Lai’s “Fucking flies!”: The Stigmata of Trauma in In the Lake of the Woods ».

Colloque international « Passeurs, From Shore to Shore », CLIMAS – EA 4196, Université Bordeaux 3, 10-12 juin 2010. « “doing loops and spins” » : happening-truth et story-truth dans The Things They Carried de Tim O’Brien ».

 

Publications 

« From Vietnam, VA, to Iraq, CA: The Spectrality of Violence in An-My Lê’s Small Wars and 29 Palms ». Sillages critiques 22, 30 mars 2017. http://sillagescritiques.revues.org/4861  

 « “Like déjà vu in reverse” : Géologie de la pré-mémoire dans The Nuclear Age de Tim O’Brien ». Après la terreur. Ondes de choc et reconstructions, XXe-XXIe siècles, éds. Yves Davo et Stéphanie Ravez, Leaves n° 1, CLIMAS, Université Bordeaux Montaigne novembre 2015, 51-67.

 « The Texture of Devastation: Philip Jones Griffiths’s “Vietnam Trilogy” ». Narrating “Precariousness”. Modes, Media, Ethics, éds. Barbara Korte et Fréderic Regard, Universitätsverlag Winter Heidelberg, 2014, 31-40.

 « My Lai’s “Fucking flies!”: The Stigmata of Trauma in In the Lake of the Woods ». WLA (War, Literature and the Arts), vol. 26, 2014. http://wlajournal.com/wlaarchive/26/Kowalczuk.pdf.

« “doing loops and spins” » : happening-truth et story-truth dans The Things They Carried de Tim O’Brien ». La figure du passeur. Transmission et mobilité culturelles dans les mondes anglophones, éds. Pascale Antolin, Susan Barrett, Arnaud Schmitt et Paul Veyret, MSHA, 2014, 293-306.

« “Who knows how it started?”: Baroque Melancholia in Tim O’Brien’s The Nuclear Age ». PSYART: A Hyperlink Journal for the Psychological Study of the Arts, 28 octobre 2013. http://www.psyartjournal.com/article/show/kowalczuk-who_knows_how_it_started_baroque_melanch.

 

Affiliations

  • ARTE (Atelier de Recherches sur le Trauma et ses Ecritures), dirigé par Marc AmfrevilleUniversité Paris-Sorbonne.
  • Association Française d’Études Américaines.
  • Lire-travailler, Derrida (Département de Philosophie, École Normale Supérieure, Paris).