Les Aléas de l’utopie canadienne - Figures et représentations dans la littérature et le cinéma
PICCIONE (Marie-Lyne), RIGAL-CELLARD (Bernadette)
2011, Broché, 16 x 24, 300 p
ISBN 978-2-86781-691-8 [Code cde 1029]
Les études de textes littéraires et de films ici réunies interrogent les formes que prennent l’utopie et le discours prophétique dans la construction du Canada en général et du Québec en particulier. L’ouvrage analyse comment la littérature, tant francophone qu’anglophone, le cinéma et les médias (ici la revue Mainmise) décortiquent les prophéties nationales, nationalistes, familiales ou intimes. En effet, nombreux sont les écrivains et les cinéastes qui dénoncent, non sans cynisme, l’échec de l’utopie dessinée par leurs pères, tant aux siècles lointains que récemment, notamment au Québec lors de la Révolution tranquille.
Cette prise de conscience de l’envers de l’utopie nationale s’exprime sous une forme magnifique, souvent inventive. Ce livre, très riche, est rédigé par des spécialistes du Canada dans une langue belle et claire, sans jargon.
Presque tous les grands écrivains canadiens sont ici étudiés : Gabrielle Roy, Michel Tremblay, Antonine Maillet et son best-seller Pélagie-La-Charrette, Réjean Ducharme, Marie-Claire Blais, Gaston Miron, Gaétan Soucy, Hubert Aquin, Sylvain Trudel, Jacques Savoie, Myriam Beaudoin. Résonnent aussi les voix venues d’ailleurs de Sergio Kokis, Ook Chung, Hiromi Goto, Marco Micone et du très célèbre Dany Laferrière. Quant à Denys Arcand, tous ses grands films sont étudiés : Déclin de l’empire américain, Les Invasions barbares, Jésus de Montréal.
Fiche et bon de commande sur le site des Presses Universitaires de Bordeaux


Publié par le laboratoire Climas, cet ouvrage collectif explore dans ses chapitres la notion de "réserve" sous toutes ses formes et dans tous ses paradoxes, dans les cultures du monde anglophone. Cette notion convoque avec elle creux et plein, manque et excès, absence et présence. Le non-dit, l'innomable, le hors-champ, la retenue, le secret, le passif emmagasiné dans l'histoire du langage, des histoires, des formes artistiques sont autant de lieux, de foisonnements dont les auteurs analysent le fonctionnement, les formes et les modes, en un mot la façon dont ils renseignent l'oeuvre dont ils font, paradoxalement, partie intégrante. Cet ouvrage montre que la réserve est un carrefour critique à partir duquel envisager des entrelacs dans lesquels viennent se prendre la pensée et la pratique artistique.