voix singulièreMaison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, Université Bordeaux-Montaigne, 11 avril 2019

Cette journée d’étude est organisée par Flavie Épié, Pierre Habasque et Héloïse Thomas dans le cadre des colloques jeunes chercheur.se.s de l’équipe d'accueil CLIMAS (Cultures et Littératures des Mondes Anglophones) de l’Université Bordeaux-Montaigne.

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Voix marginalisées ou mises sur un piédestal, s’élevant au-dessus de la clameur de la foule ou restant ignorées, chantant en solo ou en désaccord : à travers cette journée d’étude pluridisciplinaire, nous voulons réfléchir à la place et au rôle des voix considérées comme singulières dans le monde anglophone. Nous souhaitons ainsi mettre en lumière la manière dont la voix, prise seule ou confrontée à d’autres, affirme son unicité et résiste à l’homogénéisation des discours dominants.


Qu’est-ce qui fait la singularité d’une voix ? La question ne manque pas de réponses en théorie littéraire et critique. De la narratologie de Genette au dialogisme de Bakhtine, en passant par les phénomènes d’hybridation du récit et du discours, de construction en creux des personnages, ou encore des positionnements autobiographiques, la voix — toujours singulière — apparaît en littérature comme une pierre angulaire. La singularité peut être celle de l’écrivain.e, rendu.e canonique ou au contraire marginalisé.e : quelles ont été les voix considérées comme uniques, mineures, minoritaires, ostracisées, dissidentes, hors-normes, extra-ordinaires, surprenantes ou insolites ? Qui décide de les considérer ainsi ? La singularité peut également se trouver au sein des techniques narratives et discursives employées, ou être envisagée comme ressort de l’intrigue. Les œuvres en traduction, et l’acte même de traduire viennent apporter une autre perspective : la voix de la personne traduisant l’œuvre est-elle considérée comme singulière ? Comment coexiste-t-elle avec celle de l’auteur.e dans l’œuvre traduite ?

cahiers BDAppel à communications – Colloque international MEDIABD 2019

Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, Angoulême 

26-28 juin 2019 - Auditorium du musée

Appel prolongé jusqu'au premier novembre 2018

 

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            Au sein de la diversité de problématiques autour de l’objet bande dessinée, la bédéphilie apparaît comme un domaine encore peu exploré. L’histoire culturelle a commencé à problématiser, via des études de cas, les objets que constituent les diverses formes de « philies », dont les trois archétypes nés au XXe siècle se sont constitués autour du jazz, du cinéma et de la bande dessinée (Ory, 2012). Le terme même de « bédéphilie » s’avère d’un maniement délicat. Outre son absence des dictionnaires Larousse et Petit Robert (qui pourtant attestent l’existence de « bédéphile » respectivement depuis 1989 et 1993), il donne lieu à concurrence entre trois définitions : soit une acception étroite ne désignant que les pratiques d’amateurs-connaisseurs-fanatiques (Gabilliet, 2016) — on est alors dans le domaine des fan studies ; soit l’ensemble des mécanismes qui ont contribué en 50 ans à faire de la bande dessinée un objet de pratiques culturelles largement partagées dans la population ; soit, un synonyme des systèmes de valeurs permettant de construire des discours de jugement esthétique sur la bande dessinée (Baudry, 2012).

A Dick Briefer FrankBordeaux Montaigne, les 18 et 19 octobre 2018

Colloque organisé par les laboratoires Telem, Climas, Clare et Forell

 

Appel à contributions

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200 ans après la publication de la première édition de Frankenstein, or, The Modern Prometheus (1818), la fiction imaginée par Mary Shelley a connu des réécritures, appropriations et transpositions au théâtre, au cinéma, en bandes dessinées. Les deux figures centrales, le savant fou et la créature, ont fait l’objet de variations dans les affiches et dessins satiriques, dans la culture populaire et les clips vidéo. Dans l’imaginaire collectif, le mythe moderne créé par Mary Shelley, loin de se réduire au texte primitif, doit sa popularité au relais assuré par des supports médiatiques très divers. La vivacité du mythe se vérifie dans la fréquence des versions cinématographiques mais aussi dans la production de séries (Penny Dreadful, The Frankenstein Chronicles, American Horror Story) qui raniment les motifs et les personnages d’un récit devenu familier. Il est donc légitime de s’interroger sur la dynamique de répétition et d’innovation qui caractérise ces reprises dans différents espaces médiatiques. Quels sont les motifs récurrents, les invariants en quelque sorte, du mythe de Frankenstein ? À l’inverse quelle est la part de nouveauté et d’invention des fictions inspirées du roman de Mary Shelley et à quelles finalités répondent les modifications, parfois radicales, apportées par romanciers, scénaristes, dessinateurs, etc. ? S’agit-il, comme dans Frankenweenie (Tim Burton, 2012) d’adapter le mythe à un type de public particulier (les enfants et adolescents), ou, comme dans The Casebook of Victor Frankenstein (Peter Ackroyd, 2011), de renouveler la lecture du roman initial en jouant sur la refocalisation et en mobilisant les ressources du postmodernisme ? Quel sens donner au fait que si certaines de ces fictions proposent une alternative au mythe (adaptation, réécriture ou palimpseste) d’autres semblent proposer une extension de la diégèse (I, Frankenstein ; Stuart Beattie, 2014), quand d’autres enfin intègrent le roman comme objet culturel dans leur univers fictionnel (les prologues des films de Whales, le roman Frankenstein Unbound, de Brian Aldiss) ?

John Wilkes by Hogarth (1763)Sociability and democratic practices in Great Britain, 1760-1850

International colloquium, Université Bordeaux Montaigne, 5-6 October 2017

Deadline for submissions: 31 March 2017

From the popular movements associated with John Wilkes in the 1760s to the Chartists in the 1830s and 1840s, a growing number of demands were being voiced coming from outside, and often directed against, the principal state and ecclesiastical institutions (the royal court, Parliament, the Church). In the 1780s, supporters of parliamentary reform came together in various county associations across England and in burgh reform societies in Scotland.

Following the French Revolution, a plebeian form of sociability began to develop not only in the form of radical or Jacobin political societies and clubs but also as anti-Jacobin and loyalist groups. Abolitionist, working men’s and trade union movements, local and national leagues such as the Anti-Corn Law League and, of course, the Chartists also raised moral, religious and class-based demands. These are just some examples of the many diverse movements that adopted various forms of association and that were evolving at this time. Going beyond the simple question of ideology, and in analysing these different forms of sociability, recent historiography has significantly added to our understanding of these groups.

In particular, studies of the 1790s have shown that such democratic innovations owed at least as much to their new practices as they did to the ideas being disseminated by artisan societies such as the London Corresponding Society. The connections between ideology, practices and political consequences were nevertheless far from simple, as shown by the example of the loyalist associations that emerged in this period and whose aim was to counter the Jacobin threat. Paradoxically, these ideologically conservative associations also contributed to the politicisation of the common people, which was just what they were trying to avoid.