Han and Trauma: the Inheritance of Violence in Korean American Literature - Héloïse THOMAS-CAMBONIE

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Résumés

Français

Cet article examine comment les écrivaines coréennes américaines représentent l’expérience de la violence et de la nation. Il analyse les stratégies que deux auteures, Theresa Hak Kyung Cha et Cathy Park Hong, mettent en place afin de représenter le traumatisme, subi ou hérité. Ainsi sont posées les questions de la mémoire et de l’historiographie en ce qu’elles ont de spécifique pour les femmes coréennes américaines. Ces écrivaines placent les expériences de femmes coréennes exilées ou réfugiées au centre de textes qui miment le processus d’excavation de la mémoire et mettent en relief ses lacunes, doutes et impasses. Nous utilisons le concept du postmemory han, formulé par Seo-Young Chu, afin d’exposer l’ambivalence de la femme coréenne américaine à l’égard des deux sphères nationales qui composent son identité. D’une part, la résistance à l’assimilation et à l’ « invisibilisation », et d’autre part, l’impossibilité d’une représentation univoque de la mère patrie conduisent ces sujets à actualiser leur potentiel transgressif en revendiquant une position transnationale et en troublant ainsi le continuum de la nation et du sujet.

Anglais

This paper examines how Korean American women writers have represented the experience and inheritance of violence and nationhood. Focusing on two writers, Theresa Hak Kyung Cha and Cathy Park Hong, the analysis sheds light on the strategies they have implemented to depict trauma. This illuminates questions of memory and historiography as they pertain specifically to Korean American women. These writers center the experiences of Korean women who are exiled or refugees within texts that mimic the process of memorial excavation and highlight its lacunas, uncertainties, and dead ends. Using Seo-Young Chu’s concept of postmemory han, I expose the ambivalence of the Korean American woman towards both national spheres composing her identity. The resistance to assimilation and erasure, on the one hand, and the impossibility of a univocal representation of the homeland, on the other, lead these female subjects to actualize their transgressive potential by acquiring a distinct transnational posture and thus disrupting the nation-self continuum.

 

L'auteur

Français

Ancienne élève de l’École Normale supérieure de Lyon, Héloïse Thomas-Cambonie est doctorante et monitrice à l’Université Bordeaux Montaigne. Sa thèse porte sur les représentations de l’historiographie, le genre et l’appartenance à la nation dans la littérature américaine du XXIe siècle, à travers une perspective queer, féministe et décoloniale.

Anglais

A former student of the École Normale supérieure de Lyon, Héloïse Thomas-Cambonie is a PhD student and Teaching Fellow at the Université Bordeaux Montaigne. Her dissertation focuses on representations of historiography, gender, and nationhood in 21st-century American literature, through a queer, feminist, and decolonial perspective.

Entrées d’index

Mots-clés : frontières, genre, littérature coréenne-américaine, nation, subjectivité, trauma

Keywords: borders, gender, Korean American literature, nation, subjectivity, trauma