Lying in Sam Taylor’s The Island at the End of the World - Helen E. MUNDLER

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Résumés

Français:

Alors que les réécritures du mythe de Noé remettent souvent en question ce que Linda Hutcheon appelle « l’autorité culturelle » et reproduisent le renversement des « grands récits » de Lyotard, The Island at the End of the World de Sam Taylor exploite de façon particulièrement marquée le mensonge et les menteurs. Father, l’un des principaux personnages et personnages-narrateurs du roman, trompe ses jeunes enfants en leur faisant croire, depuis plusieurs années, qu’ils sont parmi les derniers survivants d’un déluge qui a anéanti la civilisation, et que l’endroit où ils vivent est une île entourée par un océan, faits qui sont en réalité le pur produit de son imagination. Le mensonge est une préoccupation constante et manifeste dans ce roman, car les deux enfants aînés commencent à douter de la véracité de leur père. Cet article cherche à analyser en particulier comment le mensonge fonctionne au niveau de l'appareil textuel du roman, et comment le lecteur se trouve impliqué dans les processus de soutien et de démolition du mensonge.

Anglais :

While rewritings of the Noah myth often question what Linda Hutcheon terms “cultural authority,” and re-enact the overthrowing of Lyotard’s “grand narratives,” Sam Taylor’s The Island at the End of the World exploits lies and liars in a particularly marked way. Father, one of the main characters and character-narrators of the novel, fools his young children into believing, for a number of years, that they are among the last survivors of a deluge which wiped out civilisation, and that the place where they live is an island surrounded by the ocean, both of which prove to be figments of his imagination. While lies are a constant and overt preoccupation in this novel, as the two elder children begin to doubt their father’s veracity, this paper seeks to analyse in particular how lying works at the level of the textual apparatus of the novel, and how the implied reader becomes involved in processes of shoring up and tearing down lies.

Auteur

Français :

Helen E. Mundler est maître de conférences HDR à l’UPEC (Université Paris-Est Créteil). Elle a obtenu son doctorat à Strasbourg en 1998 et son Habilitation à Nanterre en 2014. Elle a publié deux ouvrages critiques Intertextualité dans l’œuvre d’A. S. Byatt (L’Harmattan, 2003) et The Otherworlds of Liz Jensen: a Critical Reading (Camden House, 2016), ainsi que de nombreux articles sur divers auteurs contemporains. En 2019, elle a pu poursuivre ses recherches à l’université de Western Michigan grâce à une bourse Fulbright. Helen E. Mundler a également publié deux romans, Homesickeness (Dewi Lewis, 2003) et L’Anglaise (Holland House, 2018) ainsi que quelques nouvelles.

Anglais :

Dr. Helen E. Mundler is Associate Professor at UPEC (Université Paris-Est Créteil). She obtained her doctorate in Strasbourg (1998) and her HDR in Nanterre (2014). She has published two critical books, Intertextualité dans l’œuvre d’A. S. Byatt (L’Harmattan, 2003), and The Otherworlds of Liz Jensen: a Critical Reading (Camden House, 2016), as well as a number of articles on a range of contemporary writers. In 2019 she won a Fulbright Research Award and spent six months at Western Michigan University. Helen E. Mundler has also published two novels, Homesickeness (Dewi Lewis, 2003) and L’Anglaise (Holland House, 2018), and some short stories.

Entrées d’index

Mots-clés : Sam Taylor, Genèse, déluge, narrateur non fiable, réécritures

Keywords: Sam Taylor, Genesis, floods, unreliable narrator, rewriting